J’EN VEUX à mon père et J’EN VEUX à ma mère !
Une histoire édifiante qui devrait nous apprendre à comprendre nos parents qui sans souvent le vouloir nous ont fait mal...
Je connais une fille qui dans son enfance a vécu des choses formidables avec son père. Elle avait un père attentionné, aimant, présent, disponible et bon. Il savait être un modèle pour elle, il était d’ailleurs comme son dieu. Cependant, dans cette même enfance, cette fille a vécu des choses horribles de la part des proches de son père et même de la part de sa mère. Sa mère la traitait comme un robot dépourvu de toute faculté et ressentiment humain. On ne voyait en sa mère aucune expression d’amour maternel envers elle, tout ce que sa mère dégageait, c’était rigueur, travail, et basta. Sa mère ne s’intéressait pas de savoir si sa fille avait des besoins, et ne montrait pas qu’elle s’en préoccupait ; au contraire, elle montrait qu’elle s’en foutait. Quant aux proches du père, ils avaient eu des attitudes tellement méchantes envers la fille que s’il fallait le décrire, ca contiendrait tout un livre. En résumé, on dira qu’ils ont ruiné sa vie, qu’ils l’ont dépouillé de son innocence d’enfance, de son essence de femme. Ils l’ont vidé de tout ce qu’il y avait de bien et ont semé en elle une plante qui lorsqu’il grandit porte les fruits de la destruction, de la haine de soi et du prochain, de la peur, de la turbulence de l’âme, du suicide, des addictions… de l’enfer. Oui, ils avaient semé en elle une plante qui produirait l’enfer en elle et la ferait porter cette enfer et l’utiliser pour qu’à son tour elle sème l’enfer dans la vie des personnes qui l’entourent. Dans son amour et son innocence d’enfant, elle ne se posait pas de questions sur le silence de son père face à l’agissement de ces personnes qui étaient proches de son père qui se permettait de lui faire subir autant de mal. C’est lorsqu’elle est devenue adulte, et que les fruits des plantes semées en elle commençait à murir qu’elle a compris l’erreur de son père et de sa mère.
Elle a appelé son papa au secours pour qu’il réagisse, la défende et la protège et l’aide. Son papa n’a pu rien faire. Tout ce qu’elle voyait son père faire, c’est un homme qui gêné, et embrouillé se recroquevillait sur lui-même et n’arrivait à rien faire. Il ne faisait rien. Quant à sa mère, elle la traitait encore comme un robot et lui demandait de garder son mal en elle et de ne pas nuire à son père qui était sensible. Comme si elle (la fille) ne pouvait pas être aussi sensible comme son père. Sa mère l’avait éduqué comme un robot et tenait à ce qu’elle le devienne à vie. Cependant, la fille s’était rendu compte que même si dans un sens elle était devenue le robot que sa mère avait construit en elle, elle ne supportait plus de le devenir. Quant à son père, il avait cessé de devenir ce dieu qu’il avait toujours été. s
De là est né un profond ressentiment envers son père et sa mère. Un jour elle a du dire sans le cacher et en larmes : « J’EN VEUX à mon père, J’EN VEUX à ma mère et je les renie! «
Après cette terrible confession, la fille a du continuer sa vie toute seule avec ses tourmentes. Les démons l’assaillaient jour et nuit et la poussait à chercher à détruire ce que Dieu aimait : les êtres humains. Cependant, elle avait été éduquée par un père bon qui ne lui avait pas appris à faire du mal, même pas pour avoir ce qu’on désire. Il pouvait arriver qu’elle ait un comportement excessif qui puisse faire mal lorsqu’elle voulait se protéger et se sentait en danger dans un milieu où elle avait d’abord ressenti la sécurité, mais ce n’était jamais son désir de faire mal à autrui, pas même à ceux qui lui avaient fait mal. Tout ce qu’elle savait faire, c’était pleurer et implorer la grâce de Dieu qu’elle apprenait à connaitre. Avec le temps, elle a découvert en Dieu le Père dont elle avait rêvé voir en son père, mais aussi la mère qu’elle avait toujours rêvé rencontré. En Jésus, elle a découvert le frère qui la comprenait qu’elle n’avait pas pu voir en ses propres frères, mais encore la sœur qu’elle n’avait jamais connu et en qui elle se confiait. Dieu était devenu sa famille. Ca peut sembler excessif pour certains, mais Dieu était devenu sa famille et son nouveau repère. Et c’est ce dont elle avait besoin : un nouveau repère. Et c’était normal que ce soit ainsi, car seul Dieu pouvait l’aimer et la supporter. Il faut dire qu’elle était quelque fois insupportable à vivre cette fille. Avec le temps, Dieu a maitrisé ses démons un à un et les a définitivement chassé de sa vie. A ses troubles qui étaient une véritable mer enragé, Il a dit : « Peace, be still« (Traduction : « Paix, calme-toi »). A sa haine de soi et du prochain, Il a confronté Son Amour qui a triomphé et a saisi tout son être. Il a pris sa peur et lui a donné la foi en Dieu. Il a encore pris son esprit de suicide et lui a donné en retour l’amour de la vie. Il a transformé ses addictions nocives en la dépendance totale en Dieu. Pour finir, il est allé vivre son enfer afin qu’elle aille et vive pour toujours au paradis qu’Il a préparé pour Lui et Ses enfants.
Pour le faire, Dieu avait compris que dans le cas particulier de cette fille, il fallait qu’Il la tienne à l’écart de sa famille, car il était important qu’Il reconstruise ses repères et sa famille aurait pu tout gâcher. Il y avait des semences que ses parents avaient mises dans sa vie dont il fallait la délivrer. Et être en contact avec ses parents auraient pu la pousser à retomber dans un fond sans fin. Déjà pour commencer, Dieu a détruit en elle le caractère passif qui l’empêchait de se défendre lorsqu’elle était vraiment blessée, et la poussait à être la victime de ses bourreaux. En effet, lorsqu’on blessait énormément cette fille, au lieu de se défendre et de se protéger ; elle retournait à l’endroit où on l’avait blessé comme si elle voulait qu’on la blesse à nouveau. Elle avait une innocence maladive qui faisait qu’elle ne voyait pas le mal chez ceux qui lui voulaient du mal et lui faisaient du mal. Et même lorsqu’on lui faisait du bien, elle se méfiait car n’étant pas habitué à autant de bonté et elle gâchait les relations qui lui apportaient du bien et lui apportait un sentiment de sécurité, car elle se méfiait de la sécurité et voulait s’en protéger. Rien de surprenant, elle n’avait pas vraiment connu la sécurité, mais elle se collait à ceux qui lui faisaient du mal. Avec le temps, le Seigneur lui a appris à utiliser l’esprit de discernement pour savoir lorsqu’on lui veut du mal ; il lui a aussi appris à suivre son instinct et Il lui a aussi donné la sagesse pour gérer les relations avec les personnes qui peuvent lui vouloir du mal et qui peuvent lui faire du mal sans le vouloir. Dieu a aussi changé le caractère de robot qui avait été formé en elle. Ce caractère ne lui permettait pas de se reposer et faisait d’elle une machine ambulante. Avec Dieu, elle a appris à savourer le repos. Reconnaitre aussi qu’elle n’est pas un robot lui a appris à avoir l’humilité d’exprimer ses sentiments, ses faiblesses et ses besoins sans honte et gêne. Ca lui a aussi permis de ne pas porter des fardeaux qu’elle n’était pas sensé porter car trop lourd pour elle ou pas réservé pour elle.
Avec le temps, Il a donné à la fille de comprendre sa famille et de pardonner à sa famille. Et un jour la fille a dit : « Je n’en veux plus à mon père et je n’en veux plus à ma mère ; je les pardonne et je sais que je les aime et je n’ai jamais cessé de les aimer. «
Il a permis à la fille de renouer le contact avec sa famille au temps qu’il fallait. Et c’est là où la fille, au travers des conversations avec ses parents, a compris qu’en fait ses parents lui avaient donné ce qu’on leur avait aussi donné. Sa mère dès son bas âge avait été éduqué en sorte de devenir un robot, et elle portait sa famille (frères, sœurs, père, mère, neveux, nièces) sur ses épaules comme un robot, et ne devait pas se plaindre de le faire et ne pouvait rien faire d’autre que d’être un robot. Elle n’imaginait pas la vie d’une femme autrement que celle d’un robot, et c’est pour ca qu’elle a voulu éduquer sa fille comme un robot. L’homme encore pouvait ne pas être un robot, mais la femme était un robot selon sa mère.
Quant à son père, elle s’est rendu compte que de même qu’il était passif envers ceux qui l’ont torturé dans son enfance, de même il était passif envers lui-même. Elle avait un père qui acceptait de se faire humilier sans dire un mot, portait tout sur lui sans se défendre, c’est aussi pour ca qu’il ne savait pas défendre sa fille malgré tout l’amour qu’il avait pour sa fille, il ne pouvait la défendre, car ne savait pas ce que veut dire « défendre« ; tout ce qu’il savait faire lorsqu’il était attaqué, c’était de se recroqueviller sur lui. Un jour, elle a eu une discussion de père à fille avec son père qui lui a raconté son enfance. Il lui racontait son enfance en larmes et dans cette enfance, elle a compris d’où venait ce caractère passif de son père. Pourquoi est ce qu’il ne se défendait jamais. Il avait tellement souffert dans son enfance et dans cette souffrance, on avait pris la peine de réprimer en lui le reflexe de se défendre.
De là, elle a compris encore qu’on ne donne que ce qu’on a reçu.
L’histoire de cette fille m’a fait réfléchir et m’a donné de comprendre que nombreux sont ceux qui comme elle en veule à leurs parents pour une raison comme pour une autre. Cependant, en vouloir à ses parents n’est jamais la solution au problème, mais c’est comprendre ses parents qui est la solution. Chaque être humain a ses blessures, un passé qui peut être assez douloureux pour certains et très douloureux pour d’autres. Des blessures et un passé douloureux forment des caractères qui au lieu de construire peuvent détruire des vies. Si nous pouvons en être des victimes, alors nos parents peuvent être aussi des victimes et sans le vouloir, nos parents peuvent nous détruire au lieu de nous construire. C’est la triste vérité. Cependant, qu’ils nous construisent ou nous détruisent ne devrait jamais au grand jamais nous pousser à les renier, à les en vouloir ou à les détester. Au contraire, ca devrait nous pousser à chercher à mieux les connaitre, à chercher à mieux les comprendre et surtout à prier pour eux. Car comme nous, ils sont de merveilleuses créatures de Dieu et comme nous, ils ont du prix aux yeux de Dieu et sont parfois les victimes de leur passé et comme nous, ont besoin de l’aide de Dieu pour s’en sortir.
Que le Seigneur nous bénisse abondamment !
Eugenie L.




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