Vous avez parlé d’avantages du Qu’en dira-t-on ?
Je reconnais que les qu’en dira-t-on ont formé une partie de ma personnalité. C’est un phénomène culturel, un conditionnement. Puisqu’on ne veut pas être en marge avec la société, alors on fait les choses en fonction de notre société.
Cependant, les qu’en dira-t-on m’ont amené à développer une médiocrité dans ma relation avec Dieu, dans ma relation avec les autres et dans l’amour de ma propre personne. Ceci parce que la société et même les églises chrétiennes sont boiteuses, et ont des tares qu’elles me transmettent en me présentant comme punition : les qu’en dira-t-on, si je ne marche pas comme elles le désirent.
Lors d’une discussion sur ce thème avec des frères, un frère prenait le cas de l’homme qui pense à l’adultère et se retrouve « sauvé » de la pratiquer lorsqu’il pense au qu’en dira-t-on. On dira, ca a aidé, mais j’ajouterai, ca a juste retardé la pratique mais n’a en rien enlevé la semence de l’adultère dans son cœur. Retenons bien que ce n’est pas la pratique du péché qui est le véritable problème de l’homme, mais plutôt la semence du péché dans son cœur. Jésus lui-même disait :
Matthieu 15:18Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est ce qui souille l'homme.
Marc 7:15 Il n'est hors de l'homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l'homme, c'est ce qui le souille.
Les qu’en dira-t-on développent une médiocrité et n’amènent pas l’excellence car elles travaillent plus à l’aspect extérieur qu’à l’aspect intérieur de l’homme, elles ne traitent pas le problème de l’homme à la racine, à la source, mais ne traitent que l’aspect extérieur du problème de l’homme. Si vraiment les qu’en dira-t-on pouvaient efficacement empêcher les hommes de commettre l’adultère alors on n’aurait pas des pasteurs qui commettent l’adultère et qui comptent sur leur ingéniosité pour le cacher.
D’autres chrétiens pour ne pas commettre la fornication, qui est plus visible et expose aux qu’en dira-t-on, pratiquent la masturbation qui les suit dans leur mariage au point où ils ne peuvent s’en passer dans leur mariage ; et en secret, ils trompent leur femme en pratiquant la masturbation.
Le chrétien qui veut vivre en fonction des qu’en dira-t-on ou qui utilisent les qu’en dira-t-on pour le guider est un chrétien qui s’expose à de grands risques spirituels. Le péché va grandissant dans le monde et envahit les églises. Dans certaines églises en Europe, la fornication n’est plus prêchée comme un péché et l’homosexualité non plus. Et il devient ringard de prêcher contre ces péchés. Il devient même hors la loi de prêcher contre l’homosexualité. Ce qui arrive en Europe arrive aussi à son rythme en Afrique. Si un chrétien veut continuer à regarder aux qu’en dira-t-on pour aiguiser sa foi ou galvaniser sa foi, alors il se trouvera avec une foi bien diluée au fil du temps, une foi qui est au niveau de la médiocrité des églises et de la faiblesse des pasteurs qui eux aussi prêchent en fonction du qu’en dira-t-on.
Je crois mordicus que notre véritable source pour évoluer devrait être le « Qu’en dira Dieu ? Qu’en dit Dieu ? Est-ce que ca glorifie mon Dieu ?« Si on n’arrive pas au point où c’est vraiment ca qui nous galvanise, mais plutôt le qu’en dira-t-on, alors on montre qu’on a encore dans nos cœurs un amour pour les hommes plus prononcé que l’amour de Dieu. On devient qu’on le veuille ou non esclave de l’opinion des hommes et on se laissera donc façonné par leur faiblesse et leur médiocrité, au lieu de se laisser façonné par l’excellence de Dieu, qui dans son travail de transformation de Ses enfants touchent à la racine du problème, aux mauvaises semences de notre cœur au lieu de toucher à l’aspect extérieur du problème de ses enfants. Ceci ne veut pas dire qu’on ne doit pas tenir en considération ce que la société dit ou ce que les autres disent ; on doit le faire, car Dieu parle d’une manière comme d’une autre. Le problème se trouve au niveau de la peur de ce que la personne qui a parlé, dira ou pensera. Car même si la personne pense parler au nom de Dieu, il y’a toujours la possibilité qu’elle se trompe, et c’est à nous, au travers de l’Esprit de Dieu en nous de déterminer où est la part de Dieu, et la part des hommes et de se laisser guider par l’Esprit de Dieu qui nous poussera à faire ce qui glorifiera Son nom.
Le miroir pour observer la laideur de notre cœur et la mauvaise semence dans notre cœur devrait être la Parole de Dieu, la volonté de Dieu, l’Esprit de Dieu et non le qu’en dira mon voisin, qui est aussi imparfait que nous. Seul Dieu est parfait et peut être le véritable miroir que mon âme a besoin pour évoluer spirituellement et sainement.
Que le Seigneur nous bénisse abondamment!
Votre Eugenie L.




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