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Veux tu être guéri(e)?

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image Eugenie L.

Il peut sembler insensé de le dire, mais nombreux sont les malades qui malgré la souffrance dans laquelle la maladie les plonge ne veulent en guérir. Cet article en parle en prenant exemple sur les cas de la dépression et de l'orgueil.

Il peut sembler absurde de poser la question « Veux-tu être guéri? » à une personne malade et qui souffre, et pourtant Jésus l’a bien posé à un handicapé malade depuis 38 ans. Cette question en elle-même laisse sous entendre qu’il y’a des malades qui ne souhaitent pas être guéris. Et je peux affirmer sans risque de me tromper qu’il y’a bien des malades qui ne veulent pas guérir et au contraire veulent être encore plus malade. J’imagine déjà certaines personnes penser à quelqu’un qu’ils connaissent qui semble se complaire dans sa maladie, mais avant que ces personnes ne pensent à leur prochain qui se complaisent dans leur maladie, je les inviterai à se regarder afin de se rendre compte que le malade est d’abord eux même avant d’être la personne la plus proche qu’ils connaissent. Probablement la personne me dira ne pas être malade, mais je propose qu’elle regarde bien sinon, qu’elle continue de lire cet article jusqu’au bout.

J’ai déjà eu à écouter une personne malade exprimer le fait qu’elle redoute la vie sans sa maladie. Malgré le fait qu’elle avait vécu longtemps malade, elle disait ressentir que la maladie allait lui manquer s’il arrivait qu’elle guérisse. Moi-même à un moment donné de ma vie, j’étais tellement habituée à la souffrance que j’ai dit à un ami « j’aime souffrir, la souffrance est bonne ! ». Il est vrai que la souffrance me torturait et je m’en plaignais d’ailleurs, je criais à Dieu d’arrêter de me faire souffrir et chaque fois que je me retrouvais entrain de souffrir pour une raison ou une autre, j’avais l’impression que mon cœur était pressé dans tous les sens ; cependant, j’étais tellement habituée à la souffrance et à cette pression dans mon cœur que vivre sans ca me donnait l’impression que ma vie n’est pas complète. D’ailleurs je me souviens que lorsque le Seigneur me préparait à recevoir la guérison, je suis restée un moment sans souffrir, sans problème. Et cette situation était une situation suspecte pour moi ; ce n’était pas normal que je vive sans problème, sans souffrance. Alors je me remettais à chercher un moyen de souffrir afin de continuer à ressentir cette pression dans le cœur et avoir l’impression donc que ma vie est ainsi complète. Je rends grâce à Dieu de ce qu’Il m’a fait comprendre que ce n’était pas la meilleure chose à faire, et qu’il fallait que j’arrête de continuer à réfléchir de la sorte. Il m’a guidé vers un frère à qui j’ai exposé le problème et ce frère m’a dit « c’est comme une personne qui est resté longtemps enfermé dans l’obscurité, le jour où on ouvre une porte afin qu’il s’approche de la lumière et puisse la vivre à nouveau, son premier reflexe à l’approche de la lumière est de fuir la lumière parce qu’elle ébloui ses yeux. Cependant, il est important que la personne se raisonne elle-même et affronte l’éblouissement de la lumière sur ses yeux afin de ne plus vivre dans l’obscurité, mais dans la lumière. » Mon frère avait raison ! Et c’est ce que j’ai fait. J’ai donc commencé à apprendre à apprécier la vie sans souffrance et j’ai appris à l’aimer. J’ai appris à prendre la souffrance de la chair comme un instrument que Dieu peut utiliser pour nous purifier afin qu’on puisse vivre selon l’esprit ; et j’ai refusé de voir en la souffrance une façon de vivre.

C’est vrai que nous avons dans la société, des personnes qui selon certaines personnes « nuisent » et ne cessent de se plaindre qu’elles sont malades, qu’elles souffrent et à la question de savoir ce qu’elles font concrètement pour en sortir, on ne voit rien de précis. Il arrive quelque fois qu’on donne des suggestions pour que ces personnes sortent de leur état de misère ou de maladie, mais il semble qu’elles ont toujours une excuse à donner pour s’encourager à vivre dans leur maladie, leur merde. Il peut même arriver qu’un bienfaiteur se batte pour aider une personne malade ou une personne qui souffre à sortir de son état, mais à sa grande surprise, la personne est encore celle qui vient foutre en l’air tous les efforts de son bienfaiteur, et fait tout ce qu’elle peut pour retourner dans sa maladie, sa souffrance. L’apôtre Pierre résume tout ceci en citant un proverbe : « Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2 : 22).

Je t’imagine, comme j’ai dit plus haut, toi, lecteur, reconnaitre une personne proche et secouer la tête. Cependant, permets-moi de te dire que la personne la plus proche de toi qui ressemble à ce que je décris ci-dessus est toi-même. Oui, toi-même !

Combien sont les hommes qui sont conscients de la honte que l’orgueil leur a apporté dans leur vie ? Combien sont bien conscients que l’orgueil, au lieu de leur apporter reconnaissance et respect à long terme, ont plutôt apporté désolation, honte, confrontation de leur laideur devant un public ? Combien en sont conscients et acceptent de se laisser briser et transformer par Dieu ? Probablement on me dira que l’orgueil est un problème individuel qui n’affecte que la personne qui s’en revêt, et qu’en aucun cas l’orgueilleux est une nuisance à la société. Je voudrais encore me permettre de dire que si vraiment l’orgueil n’était pas une nuisance à la société, le Seigneur ne l’aurait pas en horreur. Il faut bien reconnaitre que même si l’orgueil finit par exposer à la nudité la personne qui la revêt, avant d’exposer cette personne, elle a d’abord causé beaucoup de mal aux proches. Je n’ai pas besoin de faire une liste, car chacun sait de quoi je parle en son âme et conscience.

D’un autre côté, l’orgueil est perçu dans la société comme une expression de sa masculinité et les femmes qui aiment à rivaliser avec les hommes se plaisent à exprimer cette forme de masculinité. La question que je pose est celle de savoir « masculinité selon qui ? Les hommes ou Dieu ? » Même dans la maison de Dieu, on rencontre des pasteurs, des frères fiers d’être hommes et de prouver leur masculinité et tenir à la protéger à tout prix. Certains hommes, enfants de Dieu, défendent leur orgueil / masculinité comme quelque chose qui leur revient de droit, comme un héritage qu’ils auraient reçu de Dieu lui-même ou de ne je ne sais quel ancêtre. Et comme si ca ne suffisait pas, en défendant leur orgueil, ils (certains hommes) apprennent aux sœurs à accepter cet orgueil, voir même le vénérer au risque de se retrouver sans maris. 

Je voudrais donner juste deux versets afin que les hommes qui tiennent à l’expression de leur masculinité, leur orgueil, voient ce à quoi ils tiennent et ce dont ils demandent aux sœurs de vénérer, je le fais aussi afin que les sœurs voient ce qu’elles vénèrent et acceptent dans la vie de ceux qu’elles aiment et qu’elles se posent la question de savoir si c’est vraiment leur devoir d’aide de jouer ce jeu.

Tu menaces les orgueilleux, ces maudits, Qui s'égarent loin de tes commandements (Psaume 119:21).

Voici, j'en veux à toi, orgueilleuse! Dit le Seigneur, l'Éternel des armées; Car ton jour est arrivé, Le temps de ton châtiment. (Jérémie 50:31)

Le premier verset dit carrément que les orgueilleux sont des maudits. Ainsi donc, en regardant dans l’Eglise, lorsque je vois un frère ou une sœur qui tient à son orgueil comme une expression de sa masculinité, je comprends aussi que le frère tient à ses malédictions. Il tient à être une personne maudite, une personne à qui le Seigneur en voudra à cause de l’orgueil auquel il / elle tient. Comme quoi, la malédiction lui plait. En fait, comme je disais auparavant « j’aime souffrir, j’aime la souffrance », le frère ou la sœur qui tient à l’orgueil dans sa vie comme expression de sa masculinité dit aussi, « j’aime être maudit (e), je tiens à l’être et je ne voudrais pas que ca change ; je voudrais que Dieu m’en veuille constamment. C’est ainsi que j’ai été fait.» 

Mesdames dites moi, c’est ainsi que vous voulez être l’aide de vos maris ? Vous voulez les aider à être chaque jour de leur vie des maudits, des personnes dont Dieu en voudra. Vous ne les aidez pas à affronter la lumière de la libération que Christ apporte en acceptant l’humilité qu’Il offre, mais vous les aidez à s’enfoncer encore plus dans la boue du péché, rendant ainsi vaine, dans la vie de vos maris et frères en Christ, le sacrifice de Jésus à la croix pour eux. En quoi êtes-vous donc des aides?

J’entends probablement quelqu’un dire « Dieu est miséricordieux, il pardonne mon orgueil, je suis déjà enfant de Dieu et j’ai fait ce qu’il suffit pour être sauvé, Dieu ne peut m’en vouloir et je ne peux être une malédiction car la parole de Dieu dit dans Ésaïe 53 que Jésus est devenu péché, malédiction pour nous. En plus, qui ne pèche pas ? Est ce qu’Eugénie même qui écrit ca peut dire être sans péché ? Dieu ne compte pas nos fautes ; quand on demande pardon, Dieu pardonne. » 

Permettez moi de dire que cette réponse en elle-même est la preuve que la personne qui le dit, tient à sa boue et bien que Jésus est devenue malédiction afin qu’elle ne soit plus malédiction, elle décide chaque jour, par son orgueil et son refus sincère de s’en repentir, que son orgueil demeure cloué à la croix de Jésus. Au contraire, chaque jour, au moment où elle demande pardon à Dieu dans le secret de sa chambre (si elle le fait), elle se dépêche encore juste après de reprendre à la croix l’orgueil qu’elle a confessé et cloué avec Jésus afin de s’en revêtir. En résumé, la personne qui répond de la sorte, ne fait rien d’autre que ce que Pierre redit du proverbe cité plus haut, « Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2 : 22).

D’autre part, cet article n’est pas dans l’intention de condamner qui que ce soit, sinon je serai la première à être condamnée ; cet article est dans le but d’amener à comprendre que ce dont on souffre est laid et qu’il faut chercher à en guérir et non s’y plaire. Et dans le cas où on veut vraiment guérir, reconnaissons-le concrètement à Jésus et aux frères et sœurs en Christ. Cessons de louer et d’exprimer un amour pour une maladie ou un péché, mais cherchons le chemin de la délivrance en Christ Jésus, car Il a payé le prix pour.

Que le Seigneur nous bénisse !

Eugénie de Jésus

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