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Délivrée de la masturbation sur le net

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J’ai 23 ans, diplômée d’un Master en Finance. Célibataire et bien formée, je peux opter pour de bonnes possibilités d’embauche et pour une belle vie confortable. Presque rien ne me manque : ni la jeunesse, ni la santé, ni les perspectives, ni la réussite.

 

A 14 ans, en pleine puberté quand les intérêts vont vers la découverte de son corps, j’ai trouvé la masturbation comme beaucoup d’autres jeunes de cet âge. Cette activité, d’abord ludique, est devenue mon passe-temps préféré, m’aidait à dormir et à se sentir tout simplement bien. Les années s’enchaînaient avec des réussites scolaires le jour, et la masturbation, déjà accompagnée de la pornographie, occupait mes soirs et nuits.

 

A 18 ans, je suis tombée amoureuse d’un jeune homme qui pourtant n’a pas montré de réciprocité. Par contre, il m’a montré beaucoup de pornographie et m’avait familiarisée avec des techniques masturbatoires sophistiquées. J’avalais tout, tant je voulais être aimée et acceptée par lui.

 

Finalement, ayant bien compris que la proximité n’était pas possible j’ai renoncé mais avec beaucoup d’amertume et de rancune. J’étais mécontente encore parce qu’il n’a pas assouvi la soif de la chair qu’il a provoquée en moi et que j’ai soigneusement entretenue depuis son départ.

 

Approchant de mes 19 ans et déjà connaissant bien mon corps je pouvais plus me satisfaire de moi, je fantasmais sur des corps des autres mais naturellement, sans jamais faire sortir ce penchant à la lumière du jour (je craignais trop pour ma réputation). En fin de compte, j’ai trouvé une solution qui combinait l’existence d’un vrai homme, la sécurité (pas de maladies sexuellement transmissibles) et la confidentialité : masturbation sur l’Internet. Il s' agissait ici de se masturber devant une webcam pour etre vue par des hommes.

 

Ma découverte me paraissait géniale car elle avait tous les avantages et aucun inconvénient. Je suis rentrée assez vite dedans, et mes soirées sont devenues très courtes. Dès mon arrivée en France et quand je suis devenue plus libre (vers la fin de mes études) j’ai commencé à passer sur Internet également une ou deux heures dans la journée en plus de la soirée, je buvais également et ne me gênais pas dans la nourriture. Je m’étonnais : je pouvais me masturber carrément sans cesse, en atteignant l’extase pratiquement toutes les fois et en satisfaisant l’audience virtuelle masculine. Le secret était parfait : un « ange » pour l’entourage et un « démon » devant l’écran de l’ordinateur.

 

Quand j’avais 21 ans, les études pratiquement finies, je me sentais libre comme le vent, et mon premier intérêt était de découvrir la ville où je vivais. Amatrice de l’architecture je trouvais dans les églises la magnitude et la beauté que j’admirais. Petit à petit Dieu a utilisé cette passion pour m’attirer vers Lui par sa Paix. Je m’y  plaisais en Sa présence, c’était nouveau et rassurant. Néanmoins, je n’abandonnais pas mes habitudes bien ancrées. Loin de là, j’ai développé ma technique en passant cette fois-ci aux rencontres avec des hommes charnels (pas sur Internet). Le résultat des courses : j’ai failli avoir une relation intime avec eux après 3 rendez-vous. L’horrible ne s’est jamais produit parce que je suis tombée sur des hommes particulièrement respectueux. Quand le lendemain je me trouvais à l’église, je ne cessais de me poser la question : « Pourquoi ce Dieu, qui est Justice, a mis sur mon chemin 2 hommes qui cherchaient à se distraire mais qui ont respecté ma dignité féminine au final? » Alors une toute petite voix me répondait « Probablement parce que plus que Justice, Il est Amour et Miséricorde et ne cherche pas à se venger même à la seconde que l’homme pèche ». Je ne pouvais pas penser sans larmes aux yeux à ce Dieu qui m’aimait et me protégeait à la seconde même où je fautais. A cet instant, je me sentais si petite et moindre tandis que Lui, Il était Grand et Fort. En étant Grand Il me tendait la main pour partager avec moi sa Grandeur, pour me fortifier et me relever. L’idée qui me bouleversait était que son Amour ne me pointait jamais du doigt mon mode de vie et surtout ne posait pas comme condition que je le change pour être aimée.

 

Néanmoins, se complaire en sainte présence une seconde et se masturber la suivante devenait de plus en plus compliqué : au fur et à mesure j’ai commencé à me ronger par dedans pour chaque séance de masturbation. Je me voyais comme de coté et une image appauvrissant de moi ressurgissait justement au moment où j’étais sur le net. Malheureusement, je ne pouvais plus m’arrêter, car la dépendance finissait toujours par prendre le dessus. Je me masturbais et je me détestais pour cela en même temps.

 

Comme je ne savais pas comment sortir de cette impasse, le Seigneur s’est empressé à m’aider en me donnant du courage à commencer à parler de mes habitudes autour de moi. Évidemment, je ne voulais point que mes amis ou mes proches le connaissent alors l’Internet est encore une fois devenu mon choix. Je comprenais que les personnes à qui j’allais raconter mon secret ne pouvaient pas me livrer car vivaient loin de moi (souvent dans d’autres pays) et ne connaissaient ni mon adresse, ni mon numéro de téléphone. J’ai facilement trouvé des contacts par le moteur de recherche (eh oui, les sites chrétiens de lutte contre la masturbation sont assez nombreux), et le mailing a commencé. Certaines personnes me répondaient brièvement par quelques conseils généraux, d’autres racontaient leur expérience en mettant l’accent sur le fait qu’elles étaient très heureuses après la libération de la masturbation. Mes mails recevaient souvent une réponse mais j’avais toujours l’impression que les détails principaux y manquaient, et que les répondants ne voudraient plus jeter un regard dans leur passé pour conseiller un confrère en difficulté, alors je n’écrivais plus après la première lettre. Je continuais quand même à espérer d’avoir une réponse plus complète un jour. Finalement il m’est arrivé d’avoir une relance après mon premier message : ce fait me touchait beaucoup car je ne pouvais imaginais qu’un tel intérêt me soit porté après un seul message. Par la suite j’ai découvert que c’était non seulement un intérêt mais également une compréhension sans jugement, une compassion et un soutien. En me sentant acceptée malgré mes luttes je me confiais de plus en plus facilement ce qui me faisait le plus grand bien. En commençant par une personne, le cercle des confidents s’est élargi et le soutien est devenu plus grand.   

 

Néanmoins, l’acceptation de ma personne ne valait pas acceptation de mon péché : je devais me convertir à savoir choisir Dieu en toute connaissance de cause pour n’appartenir plus au monde obscur mais à Sa lumière. Cela ne serait jamais possible sans l’assistance de Saint Esprit en premier lieu et celle des chrétiens compréhensifs que le Seigneur a mis sur mon chemin en second lieu. Pour se convertir il fallait passer par la seule et unique voie de confession de péchés et de demande de pardon. Autant dire tout de suite que je ne me suis jamais confessée auparavant, et la démarche d’exposition de mes fautes me paraissait plus humiliante que salutaire. Je voulais encore être bêtement forte devant Dieu, et l’aveu me mettait à genoux. Avec le concours des chrétiens le cri de l’amour-propre a été étouffé pour laisser place à une obéissance salvatrice. Dans le silence de la nuit j’ai fini par avouer à Dieu tous les péchés dont je pouvais me rappeler et j’en ai demandé pardon pour accepter Jésus comme Sauveur. Curieusement, le Seigneur m’a écoutée avec compassion et n’a pas dédaigné mon humiliation. J’attendais qu’Il soit heureux comme un maître qui réussit à soumettre un serviteur rebelle et le contemple sans protection à ses pieds et à sa merci. Pourtant je me trompais : Il était heureux comme un père qui récupère son enfant de l’esclavage et le relève pour lui redonner sa dignité, une vraie dignité.

 

Je ne pouvais plus supporter le vide de ma vie quand il y avait un vrai amour à coté : celui de Dieu. A la lumière du respect, de la valorisation et de l’amour, je sentais que je me vouais à la honte, à l’amoindrissement et à la haine. En devenant enfant de Dieu je ne luttais plus seule contre mon addiction à la satisfaction. Les jours passaient avec des victoires de Dieu sur mes ténèbres et mes rechutes quand je reprenais les rennes de ma vie. Tout au long Dieu ne cessait de me remplir de son Amour au travers de Sa Parole et de la prière. Cette dernière m’a aidé à retrouver contact quand je tombais, à demander conseil quand j’étais tentée et tout simplement à vivre quand mon habitude destructrice a commencé à faiblir. Etant très dépendante je ne me voyais plus en dehors de l’activité sexuelle solitaire ou collective sur le net. Avec la disparition graduelle de la masturbation je ne savais plus où donner la tête quand j’étais triste ou fatiguée, insomniaque ou déprimée. Tout le domaine des stress physiques et psychologiques qui s’amortissait sur la masturbation était maintenant sans soulagement. La prière et la Parole sont venues remplacer l’ancienne habitude. Au travers de la prière Dieu me consolait  et soutenait : Il a accueilli sans crainte mes angoisses, faiblesses et maux. A la différence de la masturbation la consolation de Dieu avait un effet durable et résolvait les problèmes au lieu d’aider à les fuir et aggraver. Les changements qui s’effectuaient dans ma vie me paraissaient valorisants (je comprenais ce que voulait dire être un Homme et refuser de se sentir comme un animal, toujours chassé) et restauraient ma vision du monde. Tous les jours le Seigneur m’octroyait et m’octroie la force de se tenir au chemin qu’il m’indique.     

 

Ayant trouvé une autre façon de vivre je n’étais plus prête à m’exhiber sur l’Internet. Malheureusement, cela ne rentrait pas du tout dans les projets des hommes dont je faisais le plaisir. D’habitude ils étaient très gentils avec moi et me couvraient de compliments. C’est pour cela que je pensais que le départ serait facile et sans histoire mais je comptais en vain sur leur compréhension. D’abord ils ont ri, ensuite un d’eux est allé jusqu’à m’insulter en me traitant de « sa pute ». Je ne les reconnaissais plus : où ont disparu ces personnes agréables et aimants qui m’ont tenu compagnie pendant des heures et des heures? Il ne restait plus d’eux que des mâles assoiffés soucieux de garder leur possession, leur esclave, leur jouet : c’était leur vrai visage. A ce moment là je me suis sentie la personne la plus trahie au monde car j’ai vendu mon corps (même si virtuellement) et ma pureté pour rien. Heureusement que Dieu était comme toujours à mes cotés en me rappelant qu’un homme ne pouvait ni me donner de la dignité, ni la reprendre et que la saleté n’avait pas de force et droit sur moi car je ne lui appartenais plus du moment où j’ai laissé Dieu entrer dans ma vie et y prendre Sa place.

 

Le Père Céleste m’a donné la force d’abandonner complètement les rencontres virtuelles et n’en ressentir plus la soif. Puisque les hommes ne voulaient pas me laisser partir il fallait qu’ils perdent toute trace de moi pour que je puisse vivre tranquillement. N’étant pas en mesure de bloquer les contacts peu désirables sur Yahoo Messenger dont je me servais pour les conversations obscènes je me suis rendu invisible pour eux et également, je les ai rendu invisible pour moi pour pas que je sois tentée de rechuter (on n’est jamais immunisé). Je garde mes précautions encore mais, Gloire à Dieu, aucun d’eux ne vient troubler mon quotidien depuis un moment. Dieu a réussi à me sortir définitivement de cette cage à l’apparence dorée.                    

 

Au fur et à mesure que mes contacts avec ces hommes disparaissaient je me sentais de plus en plus seule. Bien que je sache le prix de leur « gentillesse » je me suis habituée à eux et à cette apparente chaleur humaine. La crainte de la solitude s’est vite installée ce qui sapait mon progrès spirituel et me décourageait de me séparer de ces personnes. La nième fois c’est Dieu qui a trouvé une solution. Il m’a montré une vraie chaleur provenant de l’Amour et pas de l’intérêt personnel, une chaleur qui donne et qui n’exige rien en retour. J’ai pensé que je me sentirais privée de l’intimité mais en fait, c’est uniquement avec Dieu qui j’apprenais à connaître une intimité saine. La dernière est une proximité relationnelle avant tout et un rapprochement physique après. Dieu m’apprenais et m’apprend à traiter autrement ma sexualité pour ne pas me blesser comme je le faisais avant.     

 

Par ailleurs, l’alcool ne me connaît plus. Aujourd’hui je continue de grandir avec Dieu qui m’aimait, m’aime et m’aimera toujours. Amen.     

 

 

Si vous désirez me contacter, vous pouvez m´écrire à fdm_7777@yahoo.co.uk  Si vous avez besoin d´aide, vous pouvez aller dans le forum Jesus is the Healer qui a une équipe qui pourra vous comprendre et vous aider comme elle m´a aidé. Si vous avez peur de vous confier dans un forum dans un premier temps comme c´était le cas pour moi, vous pourrez contacter un membre de l’équipe d’entraide Jesus is the Healer à info@jesusisthehealer.org

 

Marina.

Commentaires (1 poste):

hanssel auguste sur 01 October, 2008 08:56:43
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Madame Marina, je suis heureux pour vous que vous avez trouvé la paix , que Dieu vous bénisse amicalement bisou Jacky...

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